06/08/2006

liens forts et fragiles

Plus j’avance dans la vie, plus j’ai remarqué et plus je remarque encore les obstacles que peuvent représenter nos attaches familiales et celles de notre entourage immédiat.

Je pense à certains de mes amis. A ceux dont les parents veulent sans aucun doute leur bien, mais ne cessent de penser à leur place et pensent bien connaître leurs besoins. Les pauvres vivent alors dans une dépendance qu’ils voudraient refuser pour être enfin eux. Pas facile d’évoluer, de trouver son autonomie dans pareil dépendance de ceux qui se voient en permanence dire par ceux qui les aiment : tu devrais faire, tu devrais être, tu devrais devenir… Tuant !

Personnellement, je me sens enfin mieux depuis que j’ai choisi de ne plus me laisser faire par des attaches familiales paralysantes.

J’ai vu, dès la mort de mes parents, combien les relations familiales pouvaient enfin se libérer.

Nous nous sentions comme redevables envers eux de maintenir une bonne entente.

Ce temps est révolu. J’ai fait des choix et choisis dans la famille ceux et celles avec qui j’avais affinités, sans pour autant ne point respecter les autres.

La cohésion familiale à laquelle tenaient mes parents reposait sur un socle fragile, celui sans doute de la culpabilité de ne point leur plaire.

J’ose espérer que mes enfants n’éprouveront pas le désir de « réparer » ce que j’aurais raté, comme parfois j’ai voulu le faire pour les miens.

Pas simples nos messages paradoxaux envoyés parfois en «  soi comme moi, ne sois pas comme moi !! »

Il ne faudrait pas que pour réparer nos propres souffrances, ceux que nous aimons en recréent pour eux.

En cela, je trouve que mes relations amicales sont autres. Elles sont choisies, acceptées, non sans doute sans conflits, mais épanouissantes.

Et pour l’instant, j’apprécie beaucoup un jeune ami qui vit en toute simplicité et sans trop se poser toutes les questions qui sont les miennes tout en étant capable de les partager un peu.

Mik.

21:28 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Les temps évoluent... A présent c'est très souvent l'inverse qui se produit. Par trop de parents submergés par leurs tâches professionnelles, n'accordent plus l'attention minimale voulue à leur progéniture. Et ce sont eux qui doivent se soumettre aux désirs exigents de leurs gosses. Trop de libéralité nuit aussi au développement éducatif.
Très cordialement.
Jean-Pierre

Écrit par : L'enthousiaste | 08/08/2006

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