27/07/2006

Abus

Que c’est énervant d’entendre toujours partout, que ce soit dans la rue ou dans les médias, parler des abus. Abus de chômage, abus d’accueil des étrangers, abus sexuels, etc.

Les abus semblent devenir de plus en plus la cible officielle, même de nos hauts responsables.

La bonne et nouvelle gouvernance est devenue à la mode.

C’est bien. Je n’ai rien contre, bien au contraire.

Il est de mode d’attaquer les hommes et de croire que les institutions sont, elles, pures, justes.

Ce n’est évidemment pas le cas.

Méfions-nous, surtout en ce temps, des enchanteurs politiques et autres.

Rappelons-nous combien nous avons été leurrés dans le passé par tout un discours religieux que la société d’aujourd’hui tenterait de remplacer par la « patrie », la « démocratie » la « raison ». Autant de créatures qu’assez curieusement auraient toutes les vertus !

Qui oserait encore croire qu’un service public, une institution parlementaire, une justice, parce que créés pour le bien de la cité soient automatiquement des modèles de vertus, de désintéressement,  de courage ?

Je n’ai évidemment aucun remède à décliner pour créer un système parfait.

Il me semble simplement qu’à force de souligner tous les abus, à force de semer par là tout un mécontentement, nous risquons de semer un fanatisme que nous dénonçons hors de nos frontières.

Nous avons évidemment besoin d’une organisation sociale. A force de l’exagérer et d’attendre aussi tout d’elle, elle est ressentie de plus en plus comme une menace, une chose « emmerdante »  bien plus que comme un abri et une sécurité.

Je ne suis pourtant pas libéral. Je hais la loi de la jungle où l’individualisme est mis en avant (que le meilleur gagne…). J’ai peine à adhérer aux thèses qui prônent une collectivisation trop forte en oubliant la personne dans son originalité et unicité.

Bref, je dirais pour conclure cette élucubration, que je persiste à croire que les hommes sont incohérents. Ils ne sont ni bons, ni mauvais. Ils n’ont pas plus une tendance à faire le bien ou le mal. Ils sont complexes, paradoxaux, comme moi !!

Mik.

17:07 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Coucou Moi, je ne crois plus en rien, seulement en moi ! Les belles paroles, les beaux discours ont toujours une consonnance fausse et hypocrite. Tout le monde est beau, on veut le croire, mais en définitive ce sont nous les naïfs qui sommes leurrés !

Écrit par : manureva | 27/07/2006

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