29/06/2006

Indignation et raison

Logo du mouvement Ruban NoirJ’habite non loin de la rue Saint Léonard.

Le père, papy, le citoyen que je suis ressent une immense tristesse et partage la pire souffrance qui soit : la perte aussi cruelle et barbare de deux enfants.

Mon impuissance devant cette situation m’incite au respect de cette souffrance en n’ajoutant rien à la médiatisation qui de nos jours ressemble étrangement à un show macabre éveillant inutilement un voyeurisme qui ne me plait pas.

Autant j’adhère à une médiatisation qui puisse collaborer à la recherche de la vérité, autant la présentation d’un drame aussi terrible en une espèce de feuilleton à suspens policier qui crée un voyeurisme malsain et des sentiments sincères mais souvent aussi très passagers m’indignent.

Je me demande même si la « célébrité » accordée à des criminels aussi odieux et tordus n’est pas de nature à « réveiller » d’autres psychopathes.

Si la démocratie ne peut se priver de transparence, elle ne peut non plus jeter en pâture, sans un minimum de discernement, des informations qui n’auraient comme objectif avoué ou non une augmentation d’audimat.

Si tous les parents se sentent si touchés par ce drame, c’est qu’ils savent que ce qui arrive près de chez eux, peut aussi leur arriver. Là, il n’y a aucun voyeurisme, mais simplement la question : que dire et comment faire pour réaliser ce subtil équilibre entre ne pas trop effrayer l’enfant et le rendre extrêmement prudent et le plus armé possible pour se défendre face à des individus aussi ignobles ?

Laissons aussi travailler notre système policier et la justice, sans supputer en permanence des hypothèses basées sur de simples intuitions ne reposant sur aucune objectivité et sans être au courant des éléments, indices, recherches que possèdent les professionnels de la lutte contre la grande criminalité.

Je reconnais cependant que sans l’immense mouvement blanc de la population, sans la médiatisation du drame des parents Russo, Lejeune, Brichet, la réforme de la police et les moyens employés aujourd’hui dans la recherche d’enfants disparus n’auraient probablement pas aussi efficace.

Gardons donc raison, n’accusons pas trop vite tous ceux qui travaillent pour faire la vérité sur des crimes aussi révoltants.

Notre seul devoir est selon moi aujourd’hui de refuser tout voyeurisme, de respecter les parents, même si nous pensons qu’ils ne sont points « idéaux ». Leur douleur mérite la compassion et finalement notre silence.

Mik.

00:56 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Coucou Mik Tu es en pause..plus de nouvelles de toi..j'espère que tu vas bien ??
Gros bisous
Amitiés

Écrit par : martine | 29/06/2006

salut mike voilà longtemps que j'erre sans arriver à me refaire un brin de racines...
Mille bisous, je te lis toujours avec autant d'acuité
et de bonheur

Écrit par : muffy | 05/07/2006

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