17/04/2006

 

Et voilà Pâques se termine. Encore au fond une trace religieuse de notre calendrier. Mais qui sait et s’attache encore vraiment au sens et à l’historicité de cette fête, sinon en apercevant vaguement un pape obsolète bénissant quand même une foule aussi nombreuse que lors d’événements sportifs sur un grand stade !

Je crois que nous en sommes toujours à une image de Dieu qui se fonde en grande partie sur ce que nos parents et les institutions religieuses nous ont enseigné durant des années. Les plus jeunes, eux, ne la connaissent même plus. Ils n’éprouvent plus le même besoin que moi, par exemple, de contester la religion, de la critiquer, comme d’autres de mon âge, eux, la renforcent.

J’avais beau vouloir être bon chrétien à une époque, cela ne m’empêchait pas d’avoir des pensées et actes impudiques, de vouloir des relaxions sexuelles avec des garçons, ni de me masturber quotidiennement. Au malheur ! Je considérais mes besoins sexuels comme anormaux, avec toute la culpabilité qui s’en suivait. Mais j’avais en compensation de ma « vocation » religieuse d’être quelqu'un de « supérieur », d’idéaliser mon moi malgré ce fardeau de culpabilité que me valaient mes vilaines pensées et mes actions « impies » !

Maintenant je réserve la perfection à Dieu. Je ne pense pas qu’elle soit faite pour les humains.

Je ne crois plus à la nécessité de bien se conduire pour avoir de bonnes relations avec les autres.

J’ai mieux décodé qu’au fond si les grandes religions occidentales visent à culpabiliser les gens ne répondant pas aux exigences de Dieu, ce sont surtout, et bien plus, les humains qui  reportent leurs tendances perfectionnistes  sur le religieux.

Pâques devrait être la résurrection de notre mieux être dans notre imperfection…

Il n’empêche que quand je vois alors la violence, allant jusqu’à enlever la vie d’un jeune, pour un bête petit bien matériel, je me pose aussi des questions sur la morale qui peut encore exister dans notre monde du paraître et de la consommation.

Je n’ai aucune nostalgie religieuse, mais comment inculquer les besoins de règles fondamentales pour vivre dans le respect de l’autre ?

Une seule éducation me semble indispensable. Pas celle qui demande d’être parfait, performant, mais celle qui se fait dans un amour inconditionnel.

Ce sont peut-être les laissés pour compte, les perdants, les ratés d’une société (qui fait que pour être quelqu’un il faut posséder) qui un jour deviennent de bêtes et cruels tueurs.

Quand inculquerons-nous à nos jeunes que la réussite ne se trouve pas dans la course effrénée à la gloire du style « star ac », « recherche nouvelle star » ou encore dans l’étalement permanent de la richesse des VIP qui n’ont rien de véritablement important…

Et pour conclure cette petite pensée du jour, n’oublions peut-être pas qu’ être quelqu’un de qualité ne veut pas non plus dire être quelqu’un de parfait.

Mik

22:12 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Chouette :-) Vraiment chouette :-)

Écrit par : papillon | 19/04/2006

^^aques ... vip ... et tout ça ... bof ...
ben oui kwa ...

Écrit par : xian | 20/04/2006

Profites J'espère que tu passes une bonne journée et que tu profites de la météo clémente de ses jours-ci.
Bonne fin de journée
Et à bientôt

Écrit par : Vincent | 20/04/2006

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