02/04/2006

 

Je lisais chez J.Salomé les bénéfices du malheur.

Souffrir dit-il avec justesse, «  c’est se sentir exister, être sûr d’être vivant, c’est garantir l’intensité du ressenti… »

« On sous-estime trop sous souvent l’importance des bénéfices du malheur, et le poids de la bonne conscience qu’il autorise, l’alibi qu’il représente et le pouvoir qu’il octroie. »

« Nous voyons fréquemment comment certains s’arrangent pour être malheureux quelles que soient les circonstances. Si les événements font de leur vie un lit de roses, il leur reste toujours la possibilité de développer une allergie aux roses, ou de ne voir que des tiges d’épines…

D’autres trouvent moyen de pêcher du bonheur, ou des bonheurs dans n’importe quelles eaux. »

Je crois faire heureusement partie de ces « autres », sans condamner en quoi que ce soit les « amoureux » du malheur.

«  Les bonheurs choisissent

les instants les plus fragiles

pour se dire

et se perdre.

La souffrance a le pouvoir

Du séducteur

Qui fascine son partenaire

Jusqu’à le soumettre…

Et le détruire ».

Attention donc de priver de bonheur ceux qui le cultivent dans la complaisante consciente ou inconsciente de leurs malheurs…

Mik.

13:03 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Plus nous pénétrons ce siècle ... Davantage de gens dépriment et fondent de la sorte sur d'autres. Inéluctablement, ce mal s'installe et s'amplifie, alors que de plus en plus de facilités technologiques s'offrent à nous. Le vrai bonheur ne se situerait-il point dans la simplicié et la communication ? N'était-ce ainsi fin des années 50, début des années 60 ?
Très cordialement ?
Jean-Pierre

Écrit par : L'esthète | 03/04/2006

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