29/03/2006

 

Très bonne émission « dossier noir » que la une nous a présentée hier.

Il était temps de mettre fin (ou du moins d’essayer) aux rumeurs.

Celle des fameux ballets roses a hanté notre pays plus de 25 ans.

On y a associé les tueries du Brabant, l’affaire Dutroux-Nihoul, des notables et hautes personnalités et même le roi Albert II qui tous auraient été impliqués dans des parties fines avec des mineurs.

Jamais la moindre preuve ne fut trouvée. Des dizaines de magistrats, d’enquêteurs, des commissions parlementaires se sont plonger et replonger dans tous ces dossiers sulfureux.

Attention donc aux rumeurs et aux manipulations.

Certains ont payé cher leur engagement imprudent dans des hypothèses.

D’autres, style Lizin, Moriau, Verwilghen, ont bénéficié d’un succès que leur engagement dans ces affaires ne méritait vraiment pas.

Le délégué général aux droits de l’enfant soutenant  M.F. Botte est toujours en place, tandis que la nouvelle baronne est tombée aux oubliettes, diabolisée après avoir été adulée.

Les chevaliers blancs des Connerotte, Bourlet et Cie sont retournés dans l’ombre dont ils n’auraient jamais du sortir.

Que dire du docteur Pinon qui illustre que même chez un médecin le divorce peut créer des fantasmes fous.

Apprenons à nous méfier des chiens de garde prêchant plus blanc que blanc.

La perversité, les pervers ont toujours existé. Certains ont échappé aux filets de la justice.
Est-ce pour cela qu’il faut penser à des réseaux inattaquables parce que soi-disant ils appartenant aux commandes de l’Etat ?

Merci à la presse, du moins à la sérieuse (du style René Haquin du Soir, la rtbf) qui peut au contraire à celle populiste (du style racoleur de Michel Bouffioux, de RTL) mettre en lumière les affabulations de témoins peu crédibles. Nous avons eu la terrifiante affaire Dutroux. Evitons à notre pays ce que la France a connu avec l’affaire d’Outreau.

Méfions- nous du débordement d’indignation collective, souvent utilisée par des gens de bonne ou de mauvaise foi. Les chasses aux sorcières ont toujours fait plus de tort que de bien.

Mik.

 

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27/03/2006

Brokeback Mountain

Il m’a fallu un peu de temps pour mon remettre après ce film, petit chef d’oeuvre cinématographique.

Je m’étais pourtant un peu ennuyé la première demi-heure.

Je sais que ce film va m’obséder encore un certain temps.

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, je ne vais pas dévoiler l’histoire, mais vraiment allez le voir !

Vaincre nos barrières, celles de la société, oser aller au-delà de ce qui nous bloque pour pouvoir vivre heureux et n’avoir pas de regret, voilà un film qui ouvre à cette réflexion.

Et ceci vaut pour les gays, comme pour les hétéros.

Des paysages grandioses, une interprétation impeccable et remarquable, juste, émouvante, pour une grande histoire d’amour.

Un seul petit bémol, il y a, à mes yeux, quelques longueurs. Mais qu’importe, on sort de la salle envoûté, les larmes aux yeux devant une histoire originale, romantique et avec une force poétique qui ne sent pas l’eau de rose pourtant.

C’est pudique et personne ne sera, je crois, choquer de la relation homosexuelle des ces cow-boys. Aideront-ils probablement à changer encore un peu plus la mentalité de ceux qui se bloquent encore face à la différence sexuelle et affective.

J’ai été ému aux larmes (ce qui rare chez moi pour un film), pris aux tripes. Interpellé aussi par des trajectoires familiales étouffantes, choisies, comme beaucoup de gays ou de bi, pour faire comme la majorité et répondre aux « normes ».

Vraiment à voir et même à revoir. Pas parce que traitant de l’homosexualité, mais simplement parce que sensible, éloigné d’un mélodrame bon marché. Une grande leçon d’humanité.

Mik.

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25/03/2006

 

untel045Qu’il n’est pas facile, mais toujours passionnant d’être parents !

Je crois n’avoir jamais vraiment démissionné de mon rôle de père.

Ce rôle  a du évoluer. Par la force des choses, mais aussi par la volonté de mieux accepter les maladresses de l’amour, les contradictions qui font les rapprochements et les éloignements.

J’ai senti et souffert de voir mon fils comme obligé de me combattre pour sortir d’une fusion passée sans doute trop grande.

Pas simple d’accepter que nos enfants se trompent, comme nous nous sommes aussi trompés.

Il nous faut parfois mourir un peu pour laisser mieux croître nos enfants.
Hier, j’ai écouté mon fils. Cela faisait un bon petit temps que nous ne nous étions plus parlé ainsi.

Tout en sentant son besoin que je reste père, j’ai surtout écouté quelqu’un en qui je reconnaissais un homme qui à son tour allait devenir père.

Il fallait certainement un temps pour que qu’il devienne quelqu’un en dehors de moi, loin de moi, avec cet espoir que jamais nous ne fermerions définitivement la porte à la rencontre et à l’affection.

Je reste ce que je suis,avec mon regard d’homme, mêlé de celui de père qui veut le meilleur pour ses enfants en sachant que ce meilleur dépend essentiellement d’eux.

J’ai sans doute raté quelquefois cet équilibre difficile pour un père entre intervenir trop ou trop peu. Mais qu’importe, j’ai fait ce que je pouvais, avec mes différentes facettes et mes contradictions.

La parole de la mère sur le père est aussi importante et je n’ai jamais trop su ce qu’elle était chez mon ex depuis notre divorce.

Hier je n’ai, comme d’habitude, peut-être pas pu directement dire mes sentiments. Mais je crois que mon fils a bien deviné ma joie d’être bientôt grand-père pour une deuxième fois.

Ma joie surtout de l’entendre et de l’écouter parler de lui, de son quotidien.

Il n’y a eu aucune demande, aucun reproche, simplement un appel au temps qui aidera à nous sortir des tensions passées.

Nous savons en tout cas que notre attachement et notre amour sont certainement restés intacts. C’est l’important.

Et voilà que je me sens encore mieux !

Mik.

 

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22/03/2006

A. de Musset

J’aime parfois relire des grands poètes classiques.

Ah ces grands poètes maudits et romantiques, comme cet Alfred Musset qui en 1852 entre à l’académie française, mais c’est un homme usé par les abus de toutes sortes, dont l’alcoolisme.

Il meurt 5 ans plus tard (« j’ai perdu ma force et ma vie. Et mes amis et ma gaieté… ») dans l’indifférence générale.

Ah cet Alfred. Se serait-il douter qu’un jour il alimenterait des blogs de sa belle poésie ?

C’est que nous tentons tous de faire rimer amour toujours, même en sachant qu’il serait parfois plus juste de l’accorder avec vautour !

Mais que c’est beau les mots, tellement plus beau que nos émoticônes.
Mais voilà : nous devenons chaque jour un peu plus télévisuels et moins littéraires.

Enfin qu’importe. Pas de nostalgie. Ce n’est pas non plus un drame cette folle mutation.

J’aime changer de siècle. Mais parfois, quand on a rien à dire, rien à faire, rien à inventer… Dieu ce que les classiques peuvent alors parfois me consoler !!

Vive Alfred. Lol.

La vision. 

Ami, notre père est le tien.

Je ne suis ni l’ange gardien,

Ni le mauvais destin des hommes.

Ceux que j’aime, je ne sais

De quel côté s’en vont leurs pas

Sur ce peu de fange où nous sommes.

 

Je ne suis ni dieu ni démon

Et tu m’as nommé par mon nom

Quand tu m’as appelé ton frère ;

Où tu vas j’y serai toujours,

Jusques au dernier de tes jours,

Où j’irai m’asseoir sur ta pierre.

 

Le ciel m’a confié ton cœur.

Quand tu seras dans la douleur,

Viens à moi sans inquiétude.

Je te suivrai sur le chemin ;

Mais je ne puis toucher ta main,

Ami, je suis la Solitude.

 

 solit.jpg (13223 octets)

 

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19/03/2006

Tombons les masques

Photographies originales de carnavals - Images inhabituelles - Costumes masques aux carnavals de Venise Bâle ( Basel ) 2000 - Karneval Fastnacht Fasnacht Fasching basel und WenedigLa période carnaval n’est pas l’unique où nous portons des masques.

Elle est, il est vrai, la seule peut-être, où nous avons moins peur, paradoxalement, de le laisser tomber.

Nos « impostures » seront pourtant bien découvertes. Viendra alors le temps où notre mascarade tombée, nous trouverons enfin le temps de l’épanouissement.

Car, je le vois souvent autour de moi, la peur d’être jugé, de ne point répondre à l’image que nous voulons offrir n’est qu’une source de souffrance et d’efforts bien souvent vains.

Notre valeur ne vient en rien de cette image que nous tentons d’offrir. Plus encore, elle ne dépend pas de nos réussites et celui qui croit pouvoir toujours tenir la tête haute, fier de ce qu’il aurait fait de « bon » sera vite, un jour ou l’autre, ramené plus bas que terre.

Tout le monde en effet est faillible et a une vie très différente de celle qu’il montre.

Mais voilà, de plus en plus, nous sommes dans une société du « paraître »

Nous y ajoutons souvent la recherche d’une perfection en tout.

Il nous faudrait un corps parfait, un travail parfait et super reconnu, une vie de couple

parfait.

Ne nous étonnons pas alors de nous placer dans un processus douloureux d’angoisse et d’insatisfaction permanente.

Sans compter sur les sentiments de jalousie qui opposent alors ceux qui veulent avoir la meilleure image. Avec éternellement cette coloration insupportable dans les relations :

Qui a fait les meilleures études ? Qui s’en sort le mieux ? Qui est le plus beau ? Qui prend les plus belles vacances ? Qui a la plus belle bagnole ?

La compétition est lancée ! Comment alors établir une véritable et épanouissante relation ?

Laissons tomber nos masques et vivons la réalité de ce que nous sommes :

des hommes et des femmes aux multiples facettes.

Mik.

 

12:09 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/03/2006

Chômage des jeunes

 

 

J’ai écouté hier avec grand intérêt « à vous de juger » à ant2. Vaste débat sur l’emploi des jeunes.

Première réflexion : tout le monde semble croire à une adéquation entre demandes et offres d’emplois. Faux.

Deuxième réflexion : tout le monde parle de diplômes nécessaires et tout le monde s’accorde pour dire qu’ils ne répondent pas aux besoins des entreprises.

Troisième réflexion : le manque d’une formation de base (lecture, écriture, expression, analyse).

La complexité de nos sociétés, la mondialisation, le libéralisme de l’économie sont un fait et je crois peu à l’instauration d’une révolution qui changerait le mode de fonctionnement de nos sociétés de consommation.

L’égalité des chances est une vaste escroquerie politique.  

Si je reste opposé à la loi du plus fort et adhère aux politiques de solidarités, je sais que cela reste une utopie. Faut pourtant s’y accrocher si nous voulons éviter la violence.

Moi, je crois avant tout à une réforme qui tienne compte de la nécessaire formation de base et qui, peu importe la matière choisie, apporte aux jeunes la capacité du changement et de l’adaptation. Revenir à cette formation fondamentale qui aide non seulement à se « vendre », mais qui aide aussi à la polyvalence.

Je reste effrayé de constater le nombre important de jeunes ne sachant pas s’exprimer.

J’ai vu et entendu hier d’autres, rêvant d’une autre société et osant contester des mesures politiques.

La spécialisation nécessaire a bâclé le socle commun d’une formation nécessaire.

La meilleure compétence à acquérir reste le sens de la synthèse, de la recherche, de la compréhension du langage, autant et bien plus que des connaissances techniques qui évoluent très vite.

 Jamais, par exemple, nous n’avons eu une source de documentation aussi importante et accessible à tous qu’est internet.

Encore faut-il que le jeune puisse avoir la formation de base, la motivation, pour trouver, sélectionner, synthétiser et surtout comprendre ce trop plein d’information.

Ce que j’ai vu et entendu hier m’a convaincu de deux choses :

Les jeunes en veulent encore, quoique l’on pense. Ils ont des valeurs et espère une société plus juste.

Les jeunes doivent être mieux écoutés, mais aussi plus sollicités pour élargir leur sens critique.

Je continue en tout cas à croire à la nécessité des échanges intergénérationnelles qui soient autres que des dictas moraux, culturels, politiques.

Et si je suis pour des responsables politiques osant avoir des idées et des mesures peu populaires, encore faut-il qu’ils puissent convaincre.

Visiblement le gouvernement français n’a pu convaincre. Quand la force de la rue devient si importante, la démocratie veut et exige qu’il faut, si pas démissionner, au moins retirer une loi qui mobilise actuellement autant de contestation.

Mik.

 

02:01 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/03/2006

Accueillir

J’ai souvent vu que le bien-être que d’aucuns avaient à passer chez moi est ce moment où ils peuvent sans craindre révéler la face cachée de leur vie.

Si je sais, comme eux, qu’après ce court temps de détente, le jeu de la vie reprendra le dessus dans la raison, dans la réalité des contraintes du quotidien, il me plait d’offrir cet instant où l’on peut un peu perdre la tête pour mieux jouir du corps.

Et qu’importe finalement la tendance homosexuelle de celui-ci, le voyeurisme ou l’exhibitionnisme de cet autre, ou encore les divagations sado-maso d’un tel. Je préfère ces gars aux inhibés frustrés

Quel divorce parfois entre la vie « visible », souvent vue comme plus réelle et celle de notre « imaginaire » que nous n’osons trop montrer ( surtout si cet imaginaire passe parfois à l’acte).

Et qui serait le pervers ? Celui qui ose affirmer ses fantasmes ou celui qui se branle en cachette devant des pornos ?

Je les entends moi ces jeunes gars dévoiler leur fantasmes. J’entends leur crainte de paraître des obsédés ou des pédés ou des salauds parce qu’ils aiment parfois quitter un peu le train train quotidien.

Moi, j’ai bien compris qu’ils sont multiples et qu’ils peuvent chez moi ne point craindre d’être jugés.

Et je me sens bien d’avoir des relations qui n’enferment ni l’autre, ni moi, dans une espèce d’image limitée, réduite à des stéréotypes de conventions imposées.

Et j’aime entendre tous les possibles et impossibles de ceux que je rencontre.

J’ai toujours senti en eux, dans leur sincérité, dans leur nudité, autant de richesses que de souffrances.

Je laisse le couperet du jugement aux hypocrites.

Mik.

12:03 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/03/2006

Drôle de calcul

TEST DE CALCUL RAPIDE

 

 Ceci est un calcul à faire mentalement et rapidement.

 N'utilisez ni calculette, ni stylo et papier : ne trichez pas !!!

 

Prendre 1 000 et y ajouter 40. Ajouter 1 000.

                                 Ajouter encore 30 et à nouveau 1 000.

                                 Ajouter 20. Ajouter 1 000, puis 10.

                                                     Quel est le total ?

La réponse étonnante sur mon blog d'archives:

http://elucubrations.over-blog.com/

Je viens de lire cela sur le blog: http://detoutetderien.skyblogs.be/

11:59 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

la mère

Je suis allé hier à l'enterrement de la maman d'une amie.

J'y ai lu ce très beau de sa fille:

La mère.

Des liens nouveaux se sont tissés entre elles, épais comme des fils de lin. La fille est devenue mère, et la mère la fille.

Une nouvelle relation sans retour, sans le retour de la mère qui entre dans le ventre de la fille, et qui s'y accroche, pour ne pas se noyer.

11:57 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/03/2006

Etre soi

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai tenté et essayé dès mon enfance de deviner ce que les autres attendaient de moi pour m’y ajuster le mieux possible.

Que souhaitaient mes parents ? Que souhaitait cet ami, cette amie ? Que souhaitait mon ex femme, que souhaitaient mes enfants ?

Il n’avait pas que leurs discours, leurs dits, mais aussi leurs yeux, leurs sourires qui m’interpellaient.

Comment répondre à ce qui plairait ? Comment réprimer en moi ce qui ne leur plairait pas ?

Ce que je voulais devenir me semblait avoir plus de valeur que ce que j’étais, ressentais, fantasmais. Car évidemment je ressentais bien tout le décalage entre ce que j’étais et ce qu’on attendait que je sois.

Alors j’ai rêvé. Etre quelqu’un de bien, d’irréprochable, faisant le bien, aidant les autres et je me suis retrouvé tourmenté par des images idéalistes, extrêmement exigeantes.

Quelle était ma place, la mienne, derrière ce personnage que je tentais d’être en oubliant que j’étais une personne ?

Cela ne fait que quelques années qu’enfin j’ai appris la satisfaction de moi, parce que j’ai enfin admis mes limites et abandonner mes désirs quelque part de toute  puissance d’être quelqu’un sans défauts.

Je ne suis plus, entre bien d’autres choses, amoureux de l’inaccessible étoile.

Et d’encore penser à cet ami qui se sent minable et qui de ce fait voudrait presque devenir parfait.
Je pense à la discussion d’hier avec ma fille qui semble bien comprendre que l’essentiel réside aussi ailleurs que dans les façades.

Voilà ma petite élucubration du jour !

Bon week-end à vous toutes et tous.

Mik.

10:18 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/03/2006

Mon psy!

psychologieCe matin j’ai vu mon psy. Visite devenue maintenant trimestrielle. Ma « thérapie » dure depuis 12 ans…

Je ne le remercierai jamais assez du travail qu’il m’a aidé à accomplir. Je vous en ai déjà parlé quelques fois, sans toujours vraiment bien savoir le définir.

Il m’a certainement aidé à ne réprimer aucune facette qui était en moi. Aidé à en faire mieux connaissance et à oser les exprimer ; à ne m’identifier à aucune d’elles.

Je suis toutes ces facettes. Il n’y en a aucune bonne, ni aucune mauvaise. Pourquoi les nier ou les juger puisqu’elles sont bien là.

Pour cela, j’avoue avoir eu un certain courage. Pas toujours simple et facile ce regard de notre ego.

Nous analysons mal, ou simplement percevons mal, tout ce qui circule en nous, ne sachant trop parfois exactement ce qui engendre nos joies, nos peines, nos mauvaises humeurs, nos colères, nos tristesses, nos nostalgies, nos rêves.

Pour bien se connaître et surtout s’accepter dans la totalité de notre corps, de notre intellect, de nos émotions, de nos raisons et déraisons, il faut oser laisser tomber nos images culturelles, oser ne pas se comparer ou  même s’évaluer.

J’ai osé et j’ai vu que mon mal-être trouvait bien souvent origine dans le refus de facettes qui étaient pourtant bien une partie de moi.

Accepter son identité ne veut pourtant point dire en faire n’importe quoi. Elle est reliée à l’autre, méritant aussi sa liberté et le respect de qui il est.

Si je me sens mieux avec les autres, c’est que maintenant je sais dégager ce que je suis, mon droit à la différence, n’écoutant plus ceux qui me voudraient autre.

De quoi avons parlé ce matin ? De mon quotidien, comme souvent.

A son traditionnel : comment allez-vous ?

Je lui réponds : très, très bien, quand la bite va bien chez moi, tout va toujours bien !

Réplique : Ca y est c’est reparti !

Puis de me dire : moi je dirais plutôt le phallus… Ah oui ? Comment cela ? Il me semble que vos rapports sont plus phalliques que vous ne pensez.

Expliquez !

Je veux dire : il ne s’agit pas uniquement, quoique vous le prétendiez de la bite pour la bite, puisque vos rapports sexuels entraînent la plupart du temps une relation qui se prolonge.

Euhhhhhhhh…

Bon, je ne vais pas vous raconter tout l’entretien !

Je dirai simplement qu’il a eu comme objet après ce début « chaud », l’éternel conflit que mon fils a avec moi. Avec une petite clé donnée pour tenter d’améliorer la situation.

Mik.

18:39 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/03/2006

La ligne verte

La Ligne VerteJ’ai revu pour la troisième fois «  La ligne verte » sur ant2.

Je me suis surpris d’avoir encore la même émotion qu’à sa première vision.

Bouleversant ce film tiré d’un roman de Stephen King que je n’ai point lu.

J’ai été pris à nouveau aux tripes, prêt à pleurer devant des personnages bouleversants.

Intrigue et mise en scène passionnantes. Plaidoyer habile et juste contre la peine de mort.

Interprétation grandiose.

A ceux qui n’auraient pas encore ce très grand film, sobre et sans effets inutiles, je ne peux conseiller que de le voir absolument. Il prouve peut-être aussi que si la monstruosité existe bien dans notre monde, dans des êtres humains, les vrais monstres sont certainement plus rares que ce que nous pensons.

Et quelle "morale" cette fin nous éclairant sur la "ligne verte", celle de la mort que tous un jour nous franchirons.

Mik.

00:16 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/03/2006

3 victoires pour Raphaël

Raphaël

Enfin une soirée variétés de qualité. Belles victoires de la musique que celles sur ant2.

Voilà qui nous change de la débilité des ritournelles sirupeuses et débiles de l’eurovision, ou de la mièvrerie des chanteurs et chanteuses dits à voix.

Il en faut pour tous les goûts. Les miens sont très éclectiques. Ne confondons cependant pas torchons et serviettes.

En tout cas la bonne et vraie chanson française n’est pas morte.

Super Raphaël et Souchon, avec le premier chantant indécente notre mise sous terre et l’autre se posant si justement et simplement la question de l’après «Et si en plus y'a personne » !

Une Zazie, toujours aussi originale dans ses chansons que dans sa « robe » de J.P. Gauthier !

Une Camille que je ne connaissais point, mais qui a du talent, autant que celui de Bénabar.

Belle et sobre présentation de Drucker et Nagy, n’ayant pas besoin de se travestir à la façon du peu comique et stupide showman Anthony Kavanagh.

Touchante Amel Bent, toute simple et prouvant la richesse du métissage et de sa philosophie.

Bref, de vraies et nombreuses personnalités qui transmettent de vraies émotions.

Une belle tonalité qui n’a pas besoin de paillettes pour émerveiller et séduire.

Merci à tous ces ARTISTES.

Mik.

00:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/03/2006

Les doubles messages

J’entendais tantôt un ami me dire devoir rencontrer un mec qui est en couple. Apparemment le couple ne « marcherait » pas. Et naïvement, il me disait : « mais tu sais, c’est pas le type d’infidèle. Il ne quitterait son mec que si cela marchait entre nous ! ».

Ah que les messages peuvent être contradictoires.

Je n’ai pu m’empêcher d’ironiser, pensant au chimpanzé qui ne lâche une branche que si il a déjà la main sur l’autre !!

Que de doubles messages parfois nous envoyons tous. Comment échapper à la frustration quand nous voulons être collés à des idéaux reçus par éducation ou par magazines…

Les relations amoureuses sont vraiment fertiles en stratégies. Surtout quand nous voulons garder une position « haute » qui avoue peu nos incohérences.

Et je pense alors ne pas devoir trop plaindre, tout en les comprenant, ceux qui cultivent leur souffrance via une forme de culpabilité de ne point être ce qu’ils voudraient être ou paraître.

Ma tolérance n’a jamais été de m’ajuster à l’autre, à sa perception, tout comme je n’ai jamais demandé qu’il s’ajuste à la mienne.

La seule chose dont j’ai cependant la certitude c’est que le sentiment d’un dû mythique, qui serait d’être aimé comme nous voudrions l’être, fait naître et entretient biens des souffrances, des ressentiments, des impressions de manque et d’injustice.

Et je pense à cet autre ami qui est persuadé qu’il ne mérite pas d’être aimé et de cet autre qui accuse, lui, les autres de ne savoir l’aimer !

Fini en tout cas pour moi de cultiver une image « idéalisée » de moi.

Ceux qui m’aiment connaissent bien mes incohérences, mes « passions » sexuelles, mon goût des  beaux jeunes hommes.

A ce propos d’ailleurs, ma journée d’hier a été comblée.

Bon week-end à vous.

Mik.

19:22 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/03/2006

 

La fête de la rencontre était donc bien au rendez-vous ce dimanche midi. Fête pour moi parce tous les blogeurs rencontrés ont le respect de ce qui est exprimé dans les divers blogs.

Et oui, cette tolérance qui ne méprise pas l’opinion, l’expression d’autrui, ne surestime pas la sienne est hélas chose rare.

On sentait bien que ce respect de la différence n’était pas là abstraction ou théorie.

Etant gay, libertin, avec des idées et opinions souvent différentes des discours et vies « classiques », je me sens toujours bien dans ces rencontres.

Beau et bon à vivre à une époque où les hargnes, les excommunications resurgissent et pas seulement dans des pays loin du nôtre.

Vrai aussi que je me suis rendu compte combien nos types de relations changent. Je connais plus les blogeurs que mes voisins d’immeuble. Je vais faire un effort de ce côté.Vrai que sur les 16 appartements de mon immeuble, je connais seulement et très peu mes voisins de paliers. Je ne prends pas l’ascenseur aux bonnes heures je crois ! Faut que cela change…

Je parie que s’ils ont Internet, ce serait plus facile.

Mik.

http://tant-d-aimes.skynetblogs.be

Oli http://paume.skynetblogs.be/

Fred et Paul http://fredrick.over-blog.com/

Chadou http://humour051.skynetblogs.be/ http://insolite.skynetblogs.be/

Libra http://libra.skynetblogs.be/

Petite chose fragile et chouchou http://mon-ailleursland.skynetblogs.be/ 

Cédrik http://avaluk.skynetblogs.be/

Gibritte http://gibritte.skynetblogs.be/

Kathelyne  http://premierspas.skynetblogs.be

Martine et Liliane http://mdt.skynetblogs.be/ 

Jicé http://un-peu-damour-et-damitie.skynetblogs.be/

Eric   http://ericsaliege.skynetblogs.be/

JC : http://deal-for-you.skynetblogs.be (2)

Pivoine : http://pivoineblanche.skynetblogs.be/

Instant http://instant.skynetblogs.be/ (3)

Le philozof http://philosottises.skynetblogs.be/

Béa http://questiondepoids.skynetblogs.be/

Now http://nowfuture.skynetblogs.be/

Syolann http://Syolann.skynetblogs.be/

Risaloca http://risaloca.skynetblogs.be/

Vincent http://beau-d-aimer.skynetblogs.be/

Guitou http://fogy1934.skynetblogs.be/

Loulou http://aim-en-songes.skynetblogs.be/

Coco : http://corine500.skynetblogs.be

 Lafarmanybile http://lafarmanybile.skynetblogs.be/

Manureva http://manu-reva.skynetblogs.be/ (3)

Nanou http://lafeeclochette.skynetblogs.be/

Jean-Pierre  http://lefou.skynetblogs.be et http://enthousiasme.skynetblogs.be/ (2)

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