23/02/2006

Echelle sociale

J’avais peine encore à tenir mon sérieux quand une personne me disait hier, à propos de sa fille fréquentant un nouvel ami : «  tu sais, je ne sais pas, mais il est ‘haut’. » avec à l’appui de cette hauteur, qu’il avait une BMW.

Ah, cette fameuse échelle sociale ! Pas encore disparue, je vois. Oh, pas comme par le passé, où domestiques et personnel de service n’étaient pas encore traités de techniciens de surface ! Où, les manœuvres, mineurs et ouvriers non qualifiés, avaient peu de chance de recevoir l’instruction minimum du savoir écrire, lire et calculer… Où les classes dites moyennes (et oui, cela n’a pas changé) avaient plus de chance de détenir un peu plus d’argent pour les hisser avec les agriculteurs dans une position plus « respectables » en leur faisant espérer bonne alliance de mariage !

Vrai que les professions offrant de véritables « pistes de décollage social » ont bien changé.

Bien sûr, il reste encore les notaires, avocats, médecins, ingénieurs, etc. qui demeurent sur la même trajectoire du haut de l’échelle.

Restent encore parfois, comme le voulait sans doute me dire cette personne, les atouts d’un bon mariage qui pour certains peuvent favoriser la montée d’échelons dans un milieu dit plus évolué, mais surtout plus nanti, sans plus avoir besoin d’un « oncle curé ».

Rares sont ceux qui arrivent cependant à la noblesse de madame de Rothschild, ou à  celle « de robe » ou dite « d’épée » d’une certaine époque. Celle-ci n’est que ridiculement prolongée chez nous par des anoblissements royaux de coureurs cyclistes ou de chanteuses populaires.

Et oui : « il est ‘haut’ » ! Mais qu’est-ce cette hauteur si surfaite, attachée aux biens qui font de vous quelqu’un de bien ?

Mais à cette course toujours existante d’être reconnu socialement, qui jadis prenait parfois plusieurs générations, est venue s’est ajoutée (tout aussi ridicule), celle des managers et des vedettes qui font très rapidement un parcours de richesses bien ou mal acquises.

Personnellement, longtemps que j’ai couché cette fameuse échelle. J’y prends place à côté des autres, pas au-dessus, ni en dessous, là où il y a une place aussi, sans faire chuter personne !

Mik.

 

 

23:27 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

bonsoir Mik J'aime bien lire tes posts;
je me suis particulièrement attardée à celui qui concerne l'auto-dévalorisation;
lorsqu'on met en place ce genre de comportements, et depuis tout(e) petit(e) , il est très difficile de changer
il faut vouloir se "déprogrammer" et remettre de nouveaux prog. en place ,
c'est dur et ça prend du temps

je me suis permis de mettre le lien du site avec la chanson sur mon blog;
en fait, je découvre cette chanson après avoir regardé la fin du film "le toubib"
amitiés

Écrit par : Gibritte | 24/02/2006

ça existe encore ! Bien loin de moi ces considérations de réussite sociale comme but dans l'existence, de bonnes alliances pour s'élever dans la société, d'acquérir des biens pour prouver que l'on a réussi dans la vie... Et la réussite de l'individu dans tout ça, la satisfaction personnelle, le bonheur en mot !

Écrit par : manureva | 24/02/2006

ton tour viendra aussi mik en attendant passe un bon w-e
bises

Écrit par : b.i | 24/02/2006

... je parle du poème bien sûr !!!

Écrit par : b.i | 24/02/2006

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