31/01/2006

 

Comme moi, vous avez certainement des amis qui pendant quelque temps sont très présents, vous téléphonant chaque jour, vous racontant leur quotidien, vous rendant régulièrement visite.

Ils envahissent ainsi vos journées et sont heureux de trouver votre oreille pour exprimer leurs petits et grands soucis.

Puis, sans trop savoir pourquoi, tout à coup : silence radio, plus rien.

Je me dis alors qu’ils vont bien. Ils n’ont plus besoin que vous les écoutiez, trouvant probablement oreille ailleurs ou plus simplement n’éprouvant plus le besoin de partager avec vous leur petit monde.

Je m’en réjouis. Mais, car il y a un mais ! Vous vous posez quand même la question de savoir si vous n’avez pas été pour eux un simple « objet » dont ils avaient besoin, bien plus qu’une personne. Votre sort, votre vie à vous, ne les auraient que peu intéressés.

Leur amant, leur femme, leur amoureux, seraient-ils un peu embarrassés par la place que vous occupiez dans l’écoute et les confidences apportées à celui ou celle dont ils aiment avoir un certain monopole et une exclusivité de relation ?

Peu importe la réponse à mes questions.

Il me parait simplement que ces personnes, tôt ou tard, prendront conscience qu’une relation ne peut jamais être à sens unique. Le cœur est un organe autre que biologique. Le mien souffre un peu aujourd’hui de cette espèce d’indifférence d’amis que je croyais plus attentifs à ma vie.

Voilà qui est dit, mais sans aigreur ou rancune. Je vis bien, heureux même, ayant appris que le bonheur se trouve en nous.

Mik.

09:28 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Etre heureux, c'est d'abord soi-même C'est vrai que parfois on est bien vite oublié, remisé au rayon souvenirs... c'est bien pour cela qu'il faut être sélectif et ne pas trop s'éparpiller. Mieux un petit nombre de qualité qui ont la même vision des relations amicales, qu'une nuée de parasites ! Bonne journée :))

Écrit par : manureva | 31/01/2006

A chaque fois qu'on m'approche A chaque fois qu'on s'interrese à moi, je me demande ce qu'on me veut, la force de l'habitude sans doute

Écrit par : Patrick | 02/02/2006

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