20/12/2005

 

à mes amis.


Je voudrais adresser ce petit post à un ami découvrant l’amour et à deux autres éprouvant un passage difficile.
Pour le premier, je ne compte plus les fois où je lui ai dit : prends confiance en toi et sois un peu plus autonome.
Oui, je sais que cette autonomie n’est pas facile. Il y a peut-être, il est vrai, plus à perdre qu’à gagner.
Lorsque je lui dis « Vis ! » je sais aussi ce que ce « carpe diem » représente d’imprévisible, d’insécurité.
C’est le prix, sans doute, à payer pour trouver un certain épanouissement dans la libre circulation entre le donné et le reçu.
J’ai moi passé le cap de vouloir être imbattable, super dévoué, invulnérable, méritant.
Ami, l’amour va te rendre touchable, vulnérable, toi qui a toujours peur de tout et a eu comme habitude un repli malheureux sur toi et pris d’infinies précautions pour ne point être déçu.
L’amour n’apporte pas toutes les sécurités que tu imagines maintenant.
Mais j’ai bon espoir, contrairement à que je constate chez beaucoup de couples où la rupture ou le mal-être de leur relation se situe souvent dans une lutte cachée de pouvoir.
Tu es quelqu’un d’ouvert, de réceptif.
Mais dans ce que je connais de toi, j’ai seulement la petite crainte que ta dévalorisation ne cache au fond un besoin de cadeaux. Tu l’as ce cadeau, le plus beau : l’amour reçu.
Mais attention qu’à nouveau il ne te fasse peur !

Et je pense aux difficultés de ces autres amis où je déchiffre dans une lutte réciproque, inconsciente ou non pour la position haute, bien des déceptions et souffrances.
Oh, ils contesteront mon décodage, et probablement avec une sincère conviction.
Personne ne veut sans doute humilier l’autre, le dominer, le disqualifier : « je ne veux pas le coincer, je n’ai même pas réfléchi en lui disant cela… »
Et je pense à cette bête petite histoire de cinéma, où l’un m’avait proposé d’y aller ensemble. Du coup, l’autre, sans avoir rien contre moi, refusait. Non qu’il ne me voulait pas, mais sans doute furieux d’un imprévu et d’une intrusion dans un projet qui lui échappait, se sentant probablement petit de ne pas avoir été consulté.
Et ce fut alors la bouderie tout le week-end. Non, selon moi, parce que il lui en coûtait que j’accompagne, mais parce que cette définition de la relation ne lui convenait pas.

Ma petite conclusion : Je crois que les personnes les plus libres sont celles qui ne s’inquiètent pas de ce qui est bon ou mauvais dans la relation, de ce qui appartient à l’autre ou à lui dans l’échange, qui se fout qu’il soit vu d’en haut ou d’en bas, passant d’une position à l’autre sans même sans apercevoir ou s’en préoccuper.
Je vous aime mes amis et suis aussi tout heureux de faire connaissance avec l’ami du premier cité.

Mik.



19:01 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Et les gens heureux attirent les gens heureux... A bientôt !

Écrit par : Annie | 21/12/2005

si on ne voulait qu'être heureux ce ne serait rien, mais on veut être plus heureux que les autres et cela est presque toujours difficile, car on croit les autres plus heureux qu'ils ne le sont.
On a que le bonheur qu'on peut comprendre.
Joyeux Noël cher Mik !

Écrit par : b.i | 21/12/2005

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