16/12/2005

personnel ou pas?

qui a dit?


Mon psy me pose souvent la question : « c’est bien vous qui dites cela ? ».
Rien de tel, pour nous apercevoir que notre parole, notre expression, notre pensée, sont souvent le fruit, non d’une réflexion personnelle, mais le résultat de toute une éducation, d’une culture, d’une morale, de clichés multiples véhiculés ou non par des « idéaux » nobles ou moins nobles.
Vient alors la question qui bien souvent tue : «  que voulez-vous dire par cela ? ».
Ce qui semblait évident le devient moins.
Coupeur de cheveux en quatre ?
Je ne crois pas. Simple prise de conscience de ce que nous croyions construit par nous, par notre bon droit, par notre « intuition » n’est pas très personnel.
Dès que je pose ce type questions à d’autres, j’ai souvent une position de replis ou de blocage.
Pas facile cette remise en question de nos références. Sans elles, je sens souvent une déstabilisation.
Salutaire pourtant pour se construire sa propre éthique, sa propre morale, ses propres références qui ne doivent pas nécessairement venir de nous, mais qui sont réfléchies, critiquées, acceptées, intégrées.
Peu de personnes, je crois y parviennent.
J’ignore si tout le monde doit parcourir ce chemin de la remise en cause, de ce questionnement de soi.
Ce que je sais est que cette expérience mène à une sérénité, à une quiétude qui ne change pourtant pas les situations, ni même les anxiétés, les souffrances. Elle aide simplement à relativiser toute chose, sans en enlever la sensibilité.
Elle vous mène vers une construction personnelle où l’acceptation de votre fragilité, de vos doutes, de vos envies, de vos passions, de vos multiples frustrations, de vos culpabilités, ne s’érigent pas en barrières d’épanouissement mais, bien au contraire, vous libère et ouvre ses portes vers une créativité sereine de votre moi toujours en devenir.
Mik.


10:00 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Un petit bonjour... .. en passant à mon premier "commentateur".

Bonne route!

Écrit par : journal57 | 16/12/2005

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