14/12/2005

contre le militantisme gay...

être simplement un humain


Je ne suis guère porté vers le militantisme gay. Je suis trop attaché pour cela à une pensée et une action excluant toute forme de « ghettoïsation ».

Si je suis secrétaire d’Exposant h, c’est justement parce que ce mouvement est assez informel et se veut tout simplement un modeste relais vis-à-vis d’instances politiques en exprimant bien plus que des revendications gays un droit à la différence et à l’épanouissement humain dans une société, de plus en plus déshumanisante, où le collectivisme ou l’individualisme oublie l’humain.

Etre noir ou jaune, juif ou arabe, homo ou hétéro, jeune ou vieux ne peut avoir aucune influence sur notre condition d’être simplement humain, égaux en droits et devoirs.

La seule chose qui me parait utile est probablement de présenter l’homosexualité autrement que par les clichés d’une gay parade ou sous l’aspect rigolo style «  cages aux folles ».

L’homosexuel reste un être humain, avec comme chez les hétéros, ses zones d’ombre et de lumière, ses questions inquiétantes ou non. Sa différence sexuelle n’est qu’un aspect de lui, certainement pas le seul et encore moins celui qui le résume.

Je n’aime donc pas trop le militantisme homo réduisant trop la personne à son identité sexuelle.

La différence sexuelle est bien accessoire face aux besoins que nous avons tous d’être reconnu dans le pluriel de nos sentiments, de nos pensées, de nos expressions, de nos actions.

Vos commentaires d’hier prouvent encore le bon sens populaire qui a raison de se foutre de ce qui reste intime : « chacun fait son lit comme il veut se coucher » !

Merci en tout cas de cette compréhension, de cette tolérance, de cet humanisme.

Merci de bien vous moquez que je sois hétéro, homo, bi, préférant ou non les minets, les musclés ou les matures. Je le redis : cela est bien accessoire !

N’en déplaise à certaines et certains, mais je refuse cette espèce d’auto- apartheid homo, autant d’ailleurs que celui style « chiennes de garde ».

Je ne crois d’ailleurs pas plus à l’amour heureux chez les gays que chez les hétéros, et ne nie en rien les aspects plus glauques, plus sordides ( identiques par ailleurs dans le monde hétéro) révélés avec justesse dans des films du style « Nuits fauves » ou dans la littérature d’un Marcel Proust.

Oui, nous sommes tous très « pluriel ».

Mik.



17:43 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

D'accord... ...avec toi. On en fait trop. Le "trop" nuit toujours et énerve car il devient obsessionnel.

Écrit par : journal57 | 16/12/2005

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