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Mon nouveau blog
N'hésitez pas à venir sur mon nouveau blog. J'attends aussi vos commentaires. Merci à vous. http://miktesalue.over-blog.com/ Nombre de visites sur ce blog: 07.05 ( à partir du 15) 570/ 08.05. 2192/ 09.05. 2228/ 10.05. 2826/ 11.05. 2241/ 12/05. 2388/ 01/06. 2161/
MON NOUVEAU BLOG
Pour le blok des archives de novembre 2004 à juillet 2005.

Elucubrations mikéennes

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ECRITS PERSONNELS et autres. POESIE. HUMOUR. COUPS DE COEUR, POLITIQUE... UN PEU DE TOUT !

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PAUSE Général - 30-08-2006 - mik

Cher(e)s, ami(e)s.

Mes élucubrations sur ce blog vont être en pose ou définitivement terminées.

Elles vont tenter une autre expérience dans mon nouveau blog que je vous invite vivement à visiter.

http://lettres-a-mon-ordi.skynetblogs.be/

La totalité des visites ( avec celles de mon skyblogs identique à celui-ci) a été de 63.043.

Je vous en remercie de tout coeur, et j'espère que vous me suivrez dans la nouvelle aventure amicale du nouveau blog qui sera, à00000000 partir des lettres à mon ordinateur, une espèce de journal de mes élucubrations sur un ton peut-être moins sérieux, plus décapant, que celui parfois employé ici.


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Vive le Québec! Général - 28-08-2006 - mik

En entendant le délicieux accent de François et de ses compères samedi, ma pensée s’envolait un peu vers ce Québec que j’aime tant. J’y suis souvent allé. Pays aux paysages fabuleux et aux gens fort accueillants. Ah ! Les Laurentides et ses panoramas saisissants…

Pays capitaliste mais avec un système de solidarité sociale très développé. Les services sociaux ont d’ailleurs souvent inspiré les nôtres.

J’y ai noué bien des amitiés. A vrai dire, je croyais certaines solides et ancrées dans le temps. Elles se sont révélées éphémères, tandis que d’autres que je croyais moins profondes se sont prolongées.

Ainsi va bien souvent notre vie amoureuse et sentimentale, à l’image des vastes étendues où nos sentiments parfois s’engouffrent dans le sol et ressurgissent comme par surprise.

Les torrents et eaux tumultueuses finissent souvent en lacs calmes et paisibles aux bords desquels la nature s’épanouit de milles fleurs et d’arbres luxuriants.

Mik.


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  Général - 27-08-2006 - mik

François, avec son cœur d’enfant, pouvait se réjouir et être fier du succès de son organisation. Le québécois avait bien mobilisé le petit monde de la blogosphère. Ils étaient là, sous un ciel un peu pluvieux qui nous épargnait de la drache nationale et permettait, sur la grande terrasse de « l’hirondelle », les rencontres ou les retrouvailles des blogueuses et blogueurs venus d’un peu partout. «  C’est quoi, ton pseudo ? » et « le non de ton blog ? ». Moi, je m’y perdais un peu, avec ma mémoire défaillante et ma distraction naturelle.

Puis cette caméra de la RTBF qui filmait les embrassades et un journaliste qui interviewait Martine, Chadou, François, Philippe, Manu-reva et bien d’autres. Oui, oui c’était un événement !

C’est qui, c’est quoi ces rencontres de gens du clavier informatique qui s’exposent à accoucher sur écran pc leurs passions, leurs petites histoires quotidiennes, leurs pensées tristes ou comiques, les photos d’instants choisis ?

Ils étaient là, seuls ou avec femmes, avec mari ou compagnons, avec enfants, avec grands et petits chiens (tiens il n’y avait pas de chats !). La bonne humeur régnait. On y repérait les timides, les plus exubérants, les comiques. Des jeunes et des moins jeunes aussi. Bref tout un petit monde bien sympathique osant quitter l’anonymat du virtuel pour vivre quelques moments avec celles et ceux dont ils parcourent les textes, les images, les photos en laissant le petit commentaire qui tisse ou non un lien, une amitié.

Des petits groupes se forment, selon les affinités ou le hasard. Puis, on reconnaît les « anciens », les habitués déjà de ces journées avec lesquels une complicité s’est établie.

On découvre aussi de nouveaux visages et on entre un peu sous la carapace des représentations que nous pouvions nous faire des équilibristes et funambules des posts lancés au hasard des marées étranges du net.

Que cherche t-on par ce moyen contemporain de communication ? Réponses sans doute multiples et variées. Oser lâcher sa hargne contre une belle-mère, mettre des mots sur un ressenti, un sentiment, une impression, raconter l’anecdote comique ou triste d’un quotidien, raconter un rêve, une randonnée, partager une passion et bien d’autres choses encore.

Beau petit voyage que celui d’une ballade sur les posts des unes et des uns qui subtilement et inconsciemment parfois entrent dans notre quotidien. Une actualité à suivre qui nous fait découvrir comment la petite histoire fait souvent la grande. Blogosphère : une fenêtre ouverte sur la convivialité, un monde moins anonyme qu’il n’y parait et qui, grâce à des journées comme celles d’hier, montre le visage humain de personnes aimant la rencontre et la découverte de l’autre.

Rien de miraculeux, rien d’extraordinaire hier. Nous n’étions ni à Banneux ou Lourdes ! Il n’y a pas eu d’apparitions, ni de miracles… Il y avait bien plus : une véritable convivialité avec un point commun : la volonté d’aller vers l’autre pour le reconnaître tel qu’il est ou veut être, avec la satisfaction d’être reconnu moi aussi dans ce que je suis, dans ce que je dis, dans ce que je fais ou ne fais pas.

Merci à François et à toutes celles et ceux qui l’ont aidé pour une l’organisation de cette journée sympathique, amicale qui a réussi encore à mieux relier une infime partie du petit monde de la blogosphère.

Salut amical à toutes les absentes et absents. Ce sera pour une prochaine fois…

Mik.


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inutilité Général - 24-08-2006 - mik

J’ai mis du temps à prendre conscience qu’au fond vous êtes bien plus utile en étant inutile. Toujours les paradoxes. Vouloir rendre les gens heureux, c’est souvent un peu les enchaîner. C’est créer des « liens » dont quelque part vous attendez un retour.

Le plus simple, mais non le plus facile, c’est peut-être simplement d’être inutile à leur bonheur. Etre simplement à leur écoute, disponible mais sans perdre autant votre obligation de vivre. Ecouter, être là et laisser dire, sans juger. La démarche n’est pas évidente.

Est-ce ce besoin d’être écouté qui fait que tant de blogs sont des exutoires au « je » qui veut exprimer ce qu’il vit ?

Ah ! Ce besoin de reconnaissance, ce besoin d’être compris… Personne ne semble y échapper.

Que de blessures aussi nous pouvons lire aussi sur certains blogs. L’amour n’est-il pas toujours quelque part déchiré et déchirant ?

Il n’est pas facile d’accepter nos contradictions internes. C’est pourtant dans cette acceptation, tant pour nous que chez les autres, que réside me semble t-il, ce qui fait de nous de vrais humains.

Mik.


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journée du 26 à Oteppe Général - 22-08-2006 - mik

Je cherche quelqu'un qui pourrait me prendre en voiture à partir de Liége ou d'une gare à déterminer.

J'espère ainsi pouvoir participer à cette journée de rencontre.

Mon email: miktesalue@msn.com

Merci.

Merci à Mireille qui me prendra à la gare de Namur.

 

Je cherche encore quelqu'un pour le retour.

 

Sinon, Mireille et Etienne qui m'ont proposé gentiment une place inoccupée par Florian pour loger devront subir mes ronflements!!!!!


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Mieux se connaître Général - 20-08-2006 - mik

Je suis de ceux qui croient peu en la vraie communicabilité entre les êtres.

Trop souvent l’autre ne veut au fond que se livrer, communiquer sa joie ou sa souffrance, se faire entendre, sans vraiment attendre en retour un véritable partage sur ce que je suis, ce que je fais, ce que je ressens.

Il y a alors comme superposition de deux monologues, sans jamais vraiment de dialogue.

Depuis plusieurs années, cela  me dérange de moins en moins.

J’accepte plus l’écoute, celle qui me rapproche des émotions de l’autre, sans vouloir imposer la mienne. J’éprouve souvent alors le plaisir de tenter de lui ouvrir quelques portes : mieux supporter le regard de l’autre ; essayer d’aller au-delà de l’apparence ; s’accepter dans sa fragilité ; libérer les peurs ; oser dire plutôt que de se murer dans le mutisme ; etc.

Mais rien n’est jamais gagné dans la relation.

Sans être croyant, j’entendais ce matin l’hommage au frère Roger de Taizé, que j’ai eu la chance de rencontrer un jour. Cet homme  respirait la paix. De suite son charisme vous mettait à l’aise et vous vous sentiez comme son ami. Je me souviens lui avoir parlé de mon homosexualité. Il m’avait répondu : Dieu pardonne tout, sinon il ne serait pas Dieu. Mais, ajoutait-il, il n’y pas que Dieu, celui qui aime vraiment aussi pardonne tout. C’est la peur de point être aimé ou de ne pas assez aimer qui est paralysante. Supprimez vos peurs, réconciliez la rose et l’épine !

Beau message.

Poser sur soi un autre regard aide de façon incroyable à poser un autre regard sur l’autre.

S’il existe une communicabilité, elle ne peut se faire sans avoir le courage de refaire souvent le chemin vers soi pour mieux parcourir celui de l’autre.

C’est bizarre, mais le poids de ma vie, ses nombreux bouleversements, ses inattendus m’ont donné du bonheur et m’en donne encore. J’ai appris à voir petit à petit la vie, les autres différemment, parce que j’ai accepté de me voir aussi différemment.

Bonne semaine à vous.

Mik.


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Personne n'est indispensable Général - 17-08-2006 - mik

C’est parfois un peu fou de voir le nombre de personnes qui ne peuvent s’attacher à vous que lorsque vous allez mal. Elles ne trouvent valorisation que dans l’aide qu’elles peuvent apporter aux autres. Car, plus que de soigner vraiment l’autre de ses maux ou de ses souffrances, c’est surtout elles qui ont besoin de votre mal, de votre souffrance pour exister.

Je me suis toujours méfié des personnes qui se disent indispensables.

L’amour est bien plus souvent que nous ne pensons une comédie subtile !

" Un jour il m'est venu des ailes, vous m'en avez voulu,

car depuis lors vous n'êtes plus ma seule chance de salut" ( Mannick.)

Mik.


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relations amicales inter-générations Général - 14-08-2006 - mik

Autant j’aime parler, expliquer, écouter, autant j’aime parfois me taire.

Ainsi, j’ai un jeune ami que j’adore, parce qu’il semble me reconnaître en dehors de tout jeu social ou du langage un peu compliqué que je peux employer.

J’aime le caresser, être caressé dans la simple acceptation de nos corps qui doivent exulter !

Je sens une parfaite conjugaison dans nos rapports.

Si il a décalage dans les âges, il me parait qu’il n’y en a point dans nos attentes. Il n’y a aucune espèce de lutte, comme bien souvent dans les relations, de faire la preuve de notre valeur. Probablement parce qu’elles sont très différentes, vu la différence d’âge.

Il n’y a point de «  tu me comprends pas » ! Il y a juste parfois : «  ce n’est plus comme de ton temps »…

Je puis certainement mieux répondre à son narcissisme de jeunesse sans être en concurrence. Nous connaissons sans doute tous cette problématique narcissique, souvent centrale pour les relations de partenaires  plus ou du moins même âge. Cela entraîne comme une lutte pour le pouvoir, style : «  je vais te montrer et te faire la preuve en ayant plus de valeur que toi ! »

La grande différence d’âge empêche cette espèce de compétition amenant des positions hautes ou basses.

Il a la force de son âge, presque l’insolence de sa beauté, face à moi, simplement à son écoute, à mon désir de lui, avec ma longue histoire. La concurrence est impossible parce qu’elle ne peut se jouer sur les mêmes terrains.

Avoir parfois trop de choses en commun me semble nuire aux bonnes relations.

Qu’on arrête donc de penser ou de crier à la manipulation !

L’indépendance est bien plus souvent respectée entre personnes d’âges très différents.

Combien de fois la collusion qui préside au choix du partenaire n’aboutit-elle pas à une espèce de système aliénant ? Les deux, inconsciemment, se rejoignent, avec pour un sentiment de sa propre valeur qu’il veut mettre en lumière grâce à un partenaire plus défaillant.

Personnellement, je vois mon jeune ami progresser dans son autonomie, dans une évolution positive qui n’a rien d’une mise en dépendance du « vieux » que je suis.

Les rapports sont bien plus égalitaires que d’autres qui partagent seulement l’âge comme égalité.

Attention donc aux jugements trop hâtifs.

Oui, j’aime les jeunes minets (majeurs j’entends). Je persiste et signe, croyant que les relations, y compris sexuelles, peuvent sceller des amitiés égalitaires et épanouissantes pour tous.

En tout cas, ce jeune ami qui est bruxellois est sur la grand place de ma vie à l’image du tapis de fleurs sur celle de Bruxelles ce week-end !!!

Mik.


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  Général - 12-08-2006 - mik

Mes élucubrations sont souvent dictées par l’écoute d’ami(e) s, de leur vie, de leur histoire.

Hier je constatais encore qu’il n’y a pas de couple sans conflit. Que ce confit soit d’ailleurs ouvert, latent, nié, il est toujours mal compris et se vit dans la souffrance.

Les conseils qu’on tente d’avoir de votre part sont périlleux. Les enjeux sont vus comme trop importants dans des crises dont nous ne connaissons que certaines facettes.

Souvent d’ailleurs ces conflits ne sont pas bien compris par leurs auteurs. Les manipulations inconscientes de situations vécues faussent la perception de leur communication.

Il me parait que les conflits de couples sont souvent moins graves qu’en apparence.

Le plus sérieux et le plus grave est souvent le conflit que nous avons avec notre moi, dans notre manque de reconnaissance de soi que nous recherchons, en vain, dans l’autre.

Il est souvent à la base de malentendus et de frustrations.

Le choix d’une éventuelle séparation se résume souvent entre deux souffrances : celui de se priver d’une relation privilégiée devenu insupportable ou celui d’une solitude célibataire peu assumée.

La seule chose peut-être nécessaire en ces moments est de ne point dramatiser la situation de crise, sans pour autant minimiser le mal –être, vécu d’ailleurs chez chacun.

Il faudrait prendre, selon moi, la décision d’une séparation éventuelle, en dehors des moments de crise. Ce n’est pas dans ces moments que nous avons le meilleur regard, la meilleure écoute de nous, de l’autre, pour faire pivoter ainsi notre vie.

Analysons bien si l’autre est vraiment celui qui me ligote, m’immobilise dans des positions insupportables de souffrance. Si c’est l’autre qui me retire toute l’énergie de vie et me place dans une situation constante d’inconfort personnel. Si le rester ensemble me fait payer un prix trop exorbitant à mon évolution et à mon bien-être personnel.

A ces questions cruciales, nul conseiller ou nul ami(e) n’a la réponse.

Mik.


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Les mots Général - 09-08-2006 - mik

J’ai pris de plus en plus l’habitude d’écouter plutôt que de parler, sans pour autant rester muet !

Nous rendons-nous suffisamment compte que nos mots sont compris très différemment par ceux qui nous écoutent ?

Moi qui aime appeler un chat un chat, ce n’est pas si évident que cela.

Nos mots sont bien plus le reflet de notre vie affective, subjective que la traduction de réalités objectives ou de concepts rationnels. Nos mots sont chargés de toute notre histoire personnelle, de notre imagerie, de toutes nos projections, de toute notre éducation et culture.

Il en va d’ailleurs de même pour nos jugements dans lesquels nous faisons intervenir nos « modèles », notre morale, nos idéaux souvent, eux aussi, issus de notre propre éducation et de nos expériences.

Je m‘amuse bien souvent à voir combien, par exemple, les amoureux ne veulent au départ de leur liaison ne voir en l’autre que ce qui leur plait en escamotant bien le reste. Mais cela ne dure jamais et les jugements, je les entends vite basculer parfois !

Je ne suis d’ailleurs pas à l’abri de ces erreurs…

Alors, j’ai pris l’habitude, plutôt que d’affirmer qu’une telle ou un tel est ceci ou cela, de dire plus sereinement qu’elle ou qu’il me parait être ceci ou cela.

Nous avons aussi bien trop tendance à porter des jugements sur des instants de vie et pas sur l’ensemble de la vie de celui-là ou de celle-la.

Il faut prendre aussi du temps et du recul dans notre manière de percevoir l’autre.

J’avoue terriblement me méfier des gens aux idées bien arrêtées.

Et je rie toujours devant le traditionnel «  c’est logique quand même » ! Le réel est bien moins logique qu’il n’y parait. Il ne peut se traduire en vrai ou faux. La logique ne peut  être vue que comme une simple conceptualisation et une interprétation parmi de multiples autres.

Je rie d’ailleurs autant du traditionnel «  oui, mais c’est quand même naturel ! ».

La nature n’a pas de loi, mais bien sans doute des équilibres qu’elle a et continue d’installer. Fameuse nuance…

Attention donc à nos mots ! Méfions-nous qu’ils ne «  stéréotypient » trop vite l’autre. C’est certainement plus commode, mais cela ne rend compte que d’une petite partie de lui-même.

Et je crois toujours que la vérité, si il en existe une, est toujours bien plus dans la nuance que dans les extrêmes.

Mik.


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liens forts et fragiles Général - 06-08-2006 - mik

Plus j’avance dans la vie, plus j’ai remarqué et plus je remarque encore les obstacles que peuvent représenter nos attaches familiales et celles de notre entourage immédiat.

Je pense à certains de mes amis. A ceux dont les parents veulent sans aucun doute leur bien, mais ne cessent de penser à leur place et pensent bien connaître leurs besoins. Les pauvres vivent alors dans une dépendance qu’ils voudraient refuser pour être enfin eux. Pas facile d’évoluer, de trouver son autonomie dans pareil dépendance de ceux qui se voient en permanence dire par ceux qui les aiment : tu devrais faire, tu devrais être, tu devrais devenir… Tuant !

Personnellement, je me sens enfin mieux depuis que j’ai choisi de ne plus me laisser faire par des attaches familiales paralysantes.

J’ai vu, dès la mort de mes parents, combien les relations familiales pouvaient enfin se libérer.

Nous nous sentions comme redevables envers eux de maintenir une bonne entente.

Ce temps est révolu. J’ai fait des choix et choisis dans la famille ceux et celles avec qui j’avais affinités, sans pour autant ne point respecter les autres.

La cohésion familiale à laquelle tenaient mes parents reposait sur un socle fragile, celui sans doute de la culpabilité de ne point leur plaire.

J’ose espérer que mes enfants n’éprouveront pas le désir de « réparer » ce que j’aurais raté, comme parfois j’ai voulu le faire pour les miens.

Pas simples nos messages paradoxaux envoyés parfois en «  soi comme moi, ne sois pas comme moi !! »

Il ne faudrait pas que pour réparer nos propres souffrances, ceux que nous aimons en recréent pour eux.

En cela, je trouve que mes relations amicales sont autres. Elles sont choisies, acceptées, non sans doute sans conflits, mais épanouissantes.

Et pour l’instant, j’apprécie beaucoup un jeune ami qui vit en toute simplicité et sans trop se poser toutes les questions qui sont les miennes tout en étant capable de les partager un peu.

Mik.


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Mourir Général - 04-08-2006 - mik

La mort de la sœur de Martine, comme celle de tous nos proches, nous laissent toujours très interrogatifs sur ce qui pourtant nous arrivera tous : mourir.

Car peu importe les progrès de la médecine et de la chirurgie, qui tentent parfois vainement de reculer l’échéance fatale, nous arriverons tous au terme de notre existence terrestre.

Loin de nier les avancées spectaculaires de notre médecine, je ne peux m’empêcher de penser parfois aussi à ses dérives.

Je ne voudrais pas être ministre de la santé ! Les investissements faits en médecine ne cessent de galoper.

Je me demande parfois, si passé un certain seuil, la santé d’un patient ne se mesure pas aussi à sa note d’hôpital.

Je lisais qu’aux Etats-Unis, on a calculé que 95% des dépenses médicales consacrées à des malades dont on sait la mort proche n’ont aucun effet. Non seulement on ne prolonge leur vie que de très peu de temps, mais souvent on intensifie leur souffrance et on les rend totalement dépendant de soins impersonnels.

Et je lisais, ce à quoi j’adhère :

« A l’échelle de l’individu, comme à celle de la collectivité, il faut toujours payer. Il faut payer pour rémunérer le capital, il faut payer aussi les pots cassés par la croissance.

En pratiquant l’escalade de la technique, la médecine cesse d’abord de guérir, puis elle cesse de prolonger la vie humaine. Elle se transforme en négation de la mort : l’individu sur- adapté à la machine fait son dernier tour de piste, spectaculaire. Il aura fait le meilleur temps. » (Ivan Illich)

Et oui, nous sommes dans un monde de drogués en tout genre. Mais toute drogue fait de plus en plus dépenser pour jouir de moins en moins…

Mik.


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Vu l'impossibilité de certains lecteurs d'atteindre mon blog: http://miktesalue.over-blog.com/ j'ai remis la possibilité de laisser ici un commentaire qui sera transférer sur mon over-blog, si possible. 12-10-2005, 00:32:11 mik
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